Impact de la crise sanitaire sur les mobilités étudiantes encadrées en 2020/21

Formation, International
Risques de confinement, fermeture des frontières, cours à distance, interdiction des lieux de vie étudiante… sont autant de points qui impactent les flux d’étudiants entrants et sortants. Dans ce contexte de crise sanitaire relative au covid19, voici quelques chiffres montrant l’impact sur les séjours d’études à l’étranger.

Données sur les mobilités étudiantes entrantes

En 2020/21, 1411 étudiants internationaux étaient attendus dans les différentes composantes académiques de l’UGA pour venir effectuer un séjour d’études en échange, que ce soit dans le cadre d’un programme d’échange ou d’un diplôme en partenariat international.
Parmi eux, 52% ont réalisé leur mobilité en présentiel ou à distance depuis la France et 5% l’ont réalisée à distance depuis leur pays d’origine. On compte globalement 43% d’annulations sur les mobilités entrantes initialement programmées.

Le pourcentage d’annulations selon la zone de provenance est de 38% pour les étudiants venant d’un pays de l’Union européenne et de 51% pour ceux venant d’un pays du monde hors Europe, ce qui laisse à penser que la distance entre la France et le pays d’origine est un facteur qui joue dans la décision d’annuler une mobilité dans le contexte actuel de pandémie. On note également un pourcentage d’annulation en hausse au second semestre à hauteur de 56% des mobilités programmées sur ce semestre (contre 38% pour le semestre 1 et 33% à l’année), vraisemblablement lié aux craintes suscitées par la vague de confinement en France durant l’automne 2020 ayant induit un passage des cours majoritairement en mode virtuel.

Données sur les flux d'étudiants sortants

En 2020/21, 2063 étudiants de l’UGA devaient partir étudier à l’étranger dans le cadre d’un programme d’échange ou d’un diplôme en partenariat international.
Un peu plus de la moitié des étudiants ont pu réaliser leur mobilité dans le pays partenaire ; 9% ont suivi les cours du partenaire à distance depuis la France et 38% ont annulé leur séjour d’études.

Le taux d’annulation des mobilités d’un semestre à l’autre est sensiblement le même.
En revanche, le taux d’annulation des mobilités par zone géographique est de 31% en Europe et atteint 76% pour les autres pays du monde, hors Union européenne. L’éloignement entre le pays de destination et la France se confirme être un paramètre de décision important en cette période d’incertitudes liée à la pandémie. Il est également possible que les liens privilégiés entre les pays de l’Union européenne soient également un facteur rassurant pour les étudiants eu égard aux possibilités de circulation en cas d’aggravation de la situation.


Graphique de répartition des mobilités étudiantes en 2020-21
 
Publié le  8 mai 2021
Mis à jour le  8 mai 2021